mini transat clarisse crémer Christophe breschi

Au milieu de l’Atlantique

Après 11 jours de mer dont 6 jours sans être à la portée VHF d’aucun concurrent, je suis arrivée à Las Palmas de Gran Canaria, le 1er objectif de cette transatlantique en solitaire en 2 étapes. Onze jours en mer en solitaire, on pourrait imaginer que cela passe lentement, surtout si l’on reprend le fil de tout ce que l’on peut accomplir en onze jours d’une vie de terrien, et pourtant, en posant le pied à terre, j’avais l’impression de n’avoir vécu qu’une seule grande journée de voyage, comme si le soleil s’était levé le 1er octobre à La Rochelle, pour se coucher le 11 octobre à Las Palmas.

Le départ 
Que cela m’a paru étrange de dire au revoir à tous mes proches, amis et sponsors d’un seul geste de la main depuis mon petit bateau. J’aurais voulu leur raconter toutes les émotions qui me traversaient, savoir si le départ leur avait paru beau malgré la pluie, s’ils n’étaient pas trop secoués sur leurs semi-rigides et autres vedettes, mais il a fallu poursuivre vers le large, s’enfoncer dans la nuit, en sachant pertinemment que je n’aurai leurs impressions qu’après avoir atteint les Îles Canaries, une terre qui me paraissait alors vraiment très très très lointaine.

Les premiers jours
Au bout du Golfe de Gascogne, que j’avais déjà bien pratiqué cet été pendant la Transgascogne, se trouvait  (tout du moins dans ma tête) une sorte de zone couperet : le Cap Finisterre et le passage du DST. Situés à la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, ils sont souvent le théâtre de nombres d’abandons car la mer y est toujours plus forte et le vent y accélère plus qu’ailleurs. Je m’étais fait tout une histoire de cette zone, et l’approche a été une sorte de grande préparation psychologique. À mon arrivée là bas (au cours de la 3ème nuit) j’étais préparée comme pour partir au front. Tout a bien commencé, j’ai réduit la taille de mon spi à chaque fois au bon moment, et ai même commencé par gagner du terrain sur mes plus proches concurrents. Finalement le vent était moins fort que prévu et la situation tout à fait gérable, hormis une mer assez courte et forte rendant les manoeuvres compliquées. Malheureusement un manque de lucidité au petit matin m’a fait renvoyer le spi sans son écoute à la sortie d’un empannage (pour lequel j’avais fait tomber le spi pour plus de sécurité, ça m’apprendra à être prudente ! ) et m’a valu une bonne demie heure de galère : il n’y avait pas tellement de vent (22-25 noeuds soit moins de 50km/h) mais la mer était forte et sans son écoute le spi claquait très fort sur le côté du bateau. J’ai vite trouvé une solution, mais j’y ai perdu beaucoup d’énergie, et surtout n’étant plus concentrée sur la route je me suis retrouvée en route de collision avec deux chalutiers espagnols qui trainaient un filet entre eux. J’ai du faire du 90° à la route pendant 5 minutes : très agaçant !  Finalement, je m’en suis sortie avec quelques milles de retard, et une petite déception, mais sans grosse casse, ce qui est l’essentiel lorsque l’on sait que 2 concurrents ont démâté dans cette zone.

La suite 
Après cet épisode, c’est comme si tout s’était enchainé avec beaucoup de fluidité. Les jours se sont suivis, très différents les uns des autres, avec un bon vent portant au début puis de véritables zones de pétoles  (sans vent) dans les derniers jours. J’ai très vite décidé de ne plus écouter les classements à la radio BLU (une vacation quotidienne nous informe de la météo et des classements en distance par rapport au but), voulant à tout prix me concentrer sur mon bateau et sur ma course et me préserver des aléas du classement (suivant la situation météo, la distance au but n’est pas toujours représentative de la performance d’un concurrent). C’est ainsi qu’a commencé une longue route solitaire vers les Canaries. Le 5 octobre, j’ai mon dernier échange VHF (radio) avec un concurrent de la catégorie prototype, Erwan Le Mené, qui finira lui aussi 3ème dans sa catégorie, puis plus rien. Jusqu’à 2h avant le passage de la ligne le 11 octobre, je n’aurai plus aucun contact avec les autres concurrents ou bateaux accompagnateurs. Je considère que cela a été une bénédiction : je ne me suis laissée influencer par personne, j’ai pu vivre pleinement mon périple, et découvrir la véritable vie en solitaire, sans parler, sans compter sur personne pour tenir le rôle d’exutoire, seule avec mon mental et mes ressources psychologiques personnelles. S’alimenter le mieux possible, dormir par petites tranches (mon maximum aura été de 20 minutes), régler son bateau comme si l’on était bord à bord avec un autre, regarder vingt fois, cent fois ses fiches météos pour décider de la bonne trajectoire, écouter un peu de musique lorsqu’on est à la barre, lire un livre lorsque le vent fait défaut tout en gardant un oeil bien ouvert sur les instruments afin de guetter le moindre souffle d’air, la moindre accélération; contempler inlassablement les levers de lune, les étoiles, le plancton qui s’illumine lorsque les safrans du bateau fendent l’eau… les jours défilent à une vitesse hallucinante. Au début on se dit  « encore 7 jours » et cela parait loin, mais jour après jour le calendrier défile, sans aucun événement extraordinaire, et finalement, le dernier jour est là.

Hallucination
La dernière nuit, voyant l’arrivée approcher et sachant le vent très instable, j’ai décidé de très peu dormir et de ne m’accorder que deux siestes de 15 minutes. Au beau milieu de la nuit, alors que je m’étais déjà accordé ces deux siestes et que le vent ne s’était toujours pas bien établi, je me suis assise quelques minutes à l’intérieur sans véritable objectif. Erreur fatale ! L’assoupissement est venu sans prévenir et lorsque je me suis réveillée en sursaut, j’étais complètement perdue : « Où suis-je ? Mince je ne comprends plus mon GPS ? Où est-ce que je vais ? J’ai dormi combien de temps ? » Au bout de quelques secondes j’arrive à comprendre où je suis et je vois que le vent a bel et bien tourné, je réalise machinalement ma manoeuvre : affalage du gennaker, empannage, envoie du grand spi. Puis j’arrive à calculer que je n’ai en fait dormi que dix minutes (je regarde toujours ma montre avant de m’assoir lorsque je suis très fatiguée, afin de garder un oeil sur la réalité) mais je suis très tourmentée, j’ai la ferme conviction qu’il y a quelqu’un à bord avec moi ! Dans ma tête, je hurle « va t’en, va t’en, je vais être disqualifiée », dans ma tête encore cette personne que je serais incapable de décrire précisément me répond « mais tu n’es pas en état de naviguer seule ! » je ne sais pas quoi répondre mais je suis extrêmement en colère, et je vais broyer du noir, persuader d’être accompagnée et donc disqualifiée pendant encore de longues minutes. Petit à petit, cette présence s’est estompée, et je me suis calmée, profitant de la douceur de cette nuit très paisible, mais je garderai longtemps en moi le souvenir de cette fausse conviction que j’étais accompagnée !

L’arrivée
A la dernière vacation BLU, le matin du dernier jour,  je n’ai pas coupé la radio juste après la météo, comme à mon habitude. J’ai poussé jusqu’au classement des bateaux de série, ne voulant pas arriver à Las Palmas sans aucune idée de ma position, souhaitant notamment me préparer à une éventuelle déception. J’ai écouté, tremblotante, la voix énonçant les concurrents un à un : quelle joie d’être citée si haut dans la liste ! Quatrième, HOURRA ! J’avais l’impression d’avoir tout gagné : passé un excellent moment en mer, tout en m’étant bien battue. Malgré le peu de sommeil de la dernière nuit, j’ai pris la barre pour ne plus la lâcher avant la ligne, soit 9h plus tard, voulant mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas être rattrapée par le 5ème, annoncé assez proche, et essayer de rattraper le 3ème et le 2nd, à respectivement 1 et 2 milles de moi. Mes efforts auront sans doute été récompensés, même si nos trajectoires bien différentes rendent les calculs compliqués : à moins de 7 milles de l’arrivée, vers 19h, j’aperçois deux spis, celui du 2nd Rémi Aubrun et celui d’Erwan Le Draoulec, annoncé 3ème le matin. Quelques instants plus tard, je viens me placer pile entre les deux :  à 0,7 milles de Rémi, et à 1,5 milles d’Erwan après 11 jours de course ! C’est serré…

C’est reparti pour un tour 
Une fois à terre, ce n’est pas tellement ma place qui me réjouit que mon état d’esprit, je suis si heureuse d’avoir vécu une si belle étape. Après une pause de près de 3 semaines je repars en mer pour la « vraie » traversée de l’Atlantique, jusqu’au Marin en Martinique. Je n’ai pas tellement plus de certitudes sur ma façon de gérer l’aventure, mais je sais que je vais une nouvelle fois faire de mon mieux, tout en gardant en tête qu’en bateau, le marin ne décide de presque aucun paramètre !

Le podium série de la 1ère étape

  1. Valentin Gautier – Banque du Léman 903 – Le 11 à 19h 40m 29s
  2. Rémi Aubrun – Construction du Belon 868 – Le 11 à  22hh 00m 33s
  3. Clarisse Crémer – TBS 902 – Le 11 à  22h 08m 23s

Le podium proto de la 1ère étape
  1. Ian Lipinski – Griffon 865 – Le 11 à 13h 22m 12s
  2. Arthur Léopold Léger – Antal XPO 709 – Le 11 à 13h 24m 05s
  3. Erwan Le Mené-  Rousseau Clôture 800 – Le 11 à 21h 32m 44sec
Transgascogne 2017

1ère victoire en solo

Qui l’eût cru ? Cette dernière course avant la Mini Transat 2017 aura donc été celle de la victoire ! Avec une 1ère place sur la 1ère étape et une 2nde sur la 2nde étape, je finis première au général avec un peu moins de 40 minutes d’avance sur le second, Erwan Le Draoulec, avec qui nous avons gagné le Mini Fastnet. Germain Kerleveo, également basé à Lorient, finit sur la 3ème marche du podium de la Transgascogne 6.50. Bravo les lorientais !

Une 1ère étape super du début à la fin
Un magnifique départ aux Sables d’Olonne, une belle option très sud avec laquelle je me suis sentie bien, une bonne vitesse au portant (nous avons fait plus de 24h de grand spi), la bonne idée de bien me reposer la dernière nuit pour attaquer les côtes espagnoles le mieux possible, et un peu de réussite à la fin pour doubler mon copain Erwan dans la baie d’Aviles alors que le vent était horriblement irrégulier et souvent absent, voilà le cocktail de ma 1ère victoire en solo 🙂 Je me suis sentie bien en mer, et me suis presque sentie confiante quant à l’idée de passer 15 jours toute seule au milieu de l’Atlantique dans quelques semaines.

Une deuxième étape plus compliquée
C’est surement à cause d’un peu plus de pression au départ et de quelques soucis physiques dû à l’abus de tortillas espagnoles, que je n’ai pas très bien entamé ma course. J’étais obnubilée par l’idée de marquer mes concurrents et en ai oublié de suivre le vent, heureusement que j’avais bien en tête ma stratégie globale et que j’ai vite réussi à me remettre dedans. Nous avons fait énormément de près (quasiment toute la remontée vers Les Sables) ce qui est de loin l’allure la plus inconfortable sur ces petits bateaux, surtout lorsque comme sur Pile Poil, le pilote automatique bug et décide de faire des 360° de façon inopinée 🙁 Après une dizaine de ces figures de style, j’ai fini par limiter les problèmes en changeant de compas, mais le mal était fait et j’avais bien décroché d’Erwan et surtout perdu beaucoup d’énergie mentale.
Heureusement que notre option très ouest s’est avérée payante, alors que les ténors du circuit Tom Dolan et Pierre Chedeville ont eu un peu moins de réussite à l’Est du parcours et que j’avais un matelas très confortable de 1h d’avance car c’est finalement 2nde avec 22minutes de retard sur Erwan que je termine cette course.

Un bilan évident :  » Je suis très heureuse, mais je ne m’enflamme pas ! »
Quelle joie de réaliser une victoire en solitaire en Mini ! Je suis vraiment très très heureuse de ce résultat. Maintenant je ne m’enflamme surtout pas, l’objectif de l’année est avant tout d’arriver en Martinique dans quelques mois, quel que soit le résultat, et je le garde bien fermement ancré dans ma petite tête ! Sur la ligne de départ, ils seront très nombreux à vouloir (et pouvoir ) truster les meilleures places. Je savoure l’instant présent, et c’est tout 🙂
Alors rendez-vous en octobre !!

PS : dans la catégorie série double, c’est le Papa de Jimmy, Nicolas D’Estais (avec qui Jimmy a traversé l’Atlantique en 2015) qui a remporté la mise ! YOUPI ! 🙂

Séjour Marin des Cimes au Féminin - Refuge Buffère - Névache - Hautes Alpes

Entrainements à gogo et ski de rando

Entrainement, bricolage et … ski de randonnée !

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Depuis la mise à l’eau du bateau, il semblerait bien que le temps ait décidé de filer à vitesse grand V, je n’ai pas eu le temps de dire ouf que nous voilà déjà en mars. Incroyable mais vrai ! Entre les entrainements avec le pôle course au large de Lorient, les sessions bricolage et une super semaine de ski de randonnée dans le cadre du séjour Marin des Cimes, on peut dire que j’ai de la chance et que mes journées sont bien remplies. La Mini Transat c’est dans seulement 7 mois, et ça se sent.
Entrainements à gogo 

11 jours réalisés au mois de février, 12 jours prévus au mois de mars : quand on aime on ne compte pas !
Les entrainements ce n’est pas toujours facile car le coach est très exigeant, et je suis du style a être déçue quand je n’y arrive pas aussi bien que j’aurais aimé, mais c’est aussi là dessus que je dois progresser. Réussir à rebondir quand on fait une erreur, il parait que c’est ça la course au large. (vous avez vu, je m’assagis ! ) La Mini Transat c’est une aventure ET une course, alors forcément, ça se bosse 🙂

Entrainement dans la brume

Bricolage utile et bricoles superflues

Joindre l’utile à l’agréable  c’est important (enfin moi je trouve) ! Garder un bateau toujours au top, c’est un objectif de taille. Ainsi, quand je ne travaille pas de chez moi (à Auray), je le fais depuis l’espace de coworking « La Colloc » à Lorient et je m’octroie bien souvent des petites pauses « Pile Poil ». C’est à dire que je pars bricoler pour 1h ou 2 sur mon ptit bateau qui est à 3 minutes, quitte à parfois faire des choses plus ou moins nécessaires… comme coller des stickers !

Clarisse et Jimmy

« Marin des Cimes au féminin »

Quand un passionné de montagne et de mer rencontre 2 navigatrices, cela donne une excellente idée : créer un séjour dédié à la découverte du magnifique département des Hautes-Alpes et à la rencontre entre femmes marins de diverses générations ! C’est ainsi que j’ai été invitée par Claude et Nadette Devalle du refuge Buffère et leur ami Jean-Luc Begou, guide de haute-montagne à venir profiter de 4 jours de ski de randonnée avec 5 autres navigatrices dans un cadre exceptionnel.

Marin des Cimes 1

Stéphanie Alran (2 Transat Jacques Vabre), Juliette Pétrès (1 route du Rhum + 1 Transat Jacques Vabre), Sandrine Bertho (Mini Transat 2007 et Membre du Team Actual), Isabelle Joschke (Mini Transat, Solitaire du Figaro (X7 !), multiples transats en Class 40… projet IMOCA 60 !), Sylvie de Ligondes (Whitbread et multiples autres navigations) et moi-même avons donc pu profiter de 4 journées de ski et de rencontre totalement hors du temps. De quoi faire le plein d’énergie positive avant d’entamer la saison !
Un immense merci à Claude, Nadette et Jean-Luc, mais aussi au département des Hautes Alpes, à Serre Chevalier Vallée Briançon, à Mammut, PLUM, La Sportiva et Petzl. Nous avons été reçue comme des reines du début à la fin. 

Groupe Marin des Cimes

Au fait, comment on fait quand y-a un cyclone au milieu de l’Atlantique ? 

Le pôle Lorient Grand Large ce n’est pas seulement des entrainements sur l’eau, mais également des formations. Dernièrement, j’ai surtout approfondi mes connaissances en météo. Cela s’avère très utile pour la performance, mais aussi pour la sécurité ! Même s’il y a peu de chance que cela se produise étant donné la période à laquelle nous allons nous retrouver au milieu de l’Atlantique, nous avons ainsi appris à éviter du mieux possible la trajectoire d’un cyclone 🙂 Une discussion qui était très utile, mais je dois avouer aussi un peu inquiétante ! 

Formation cyclone

Clarisse Crémer - Seamaster award - Delius Klasing/L. Loos

Elue marin de l’année !

Elue marin de l’année !

Si si, vous avez bien lu ! Le magazine allemand Yacht et l’organisation du Boot Dusseldorf (plus gros salon nautique d’Europe) ont décidé de me nommer « Seamaster of the year ». Rien que ça. 

 

Comme dirait ma maman « avec tout le respect que j’ai pour toi fillette, pourquoi ils t’ont choisie toi ? « 
Je crois qu’on est pas mal à se poser la même question ! ^^
J’ai beau avoir fini toutes mes courses en Mini dans le top 10 cette année, et brillamment obtenu ma qualification pour la Mini Transat 2017, on peut dire que je suis loin de pouvoir rivaliser avec Loick Peyron ou James Spithill, précédents Seamasters.
Croyant être simplement nominée (et déjà bien surprise mais me rassurant en me disant que je n’avais aucune chance de gagner) j’ai accepté avec plaisir l’invitation au Boot Dusseldorf, curieuse de découvrir ce salon dont tout le monde parle.
Mais lorsque ils m’ont finalement annoncé que j’étais choisie comme Seamaster of the year, là on peut dire que j’étais sincèrement « sur les fesses ».

Alors forcément, je leur ai demandé quelques explications, et voici donc les raisons de cette nomination surprise : « S’il y avait deux ou trois « Clarisse sur l’Atlantique » par pays pratiquant la voile, ce sport serait largement plus populaire ! On te considère donc comme l’une des ambassadrices de la voile en Europe !  » Whaou, ça c’est de la déclaration. Pas sure que cela me mette beaucoup plus à l’aise, mais c’est au moins un début d’explication 😉

Alors logiquement, on peut se demander « mais c’est quoi au fond « Clarisse sur l’Atlantique » ?
C’est une chouette aventure en mer, avec un chouette objectif de traversée de l’Atlantique, c’est aussi un message qui essaie d’être simple : #HeureuxEtFous, même si ce n’est pas toujours facile, et puis surtout l’aventure Clarisse sur l’Atlantique a débuté avec un « duo à l’écran » : Anne-Laure et Clarisse. Anne-Laure vous l’avez vue dans presque toutes les vidéos cette année, c’est ensemble que nous essayons de parler de bateau autrement, avec fraicheur et décontraction. Alors Anne-Laure aussi est un peu Seamaster de l’année, et aurait très certainement dû être là samedi soir avec ses lunettes jaunes, au moins pour « sonner sa cloche » 😉

Et puis bien sur je vogue aussi « sur l’Atlantique » grâce à vous tous qui me soutenez : famille, amis, partenaires, et gentils supporters  !

Donc un super merci à Anne-Laure et à vous tous, sans qui je serais quand même Clarisse, mais peut-être pas « sur l’Atlantique » 😉
Et puis n’oublions pas de rigoler un coup et de rester #HeureuxEtFous après ce prix,  qui comme je le dis bien trop souvent : « est totalement absurde » (mais sympathique !)

Pour ceux qui parlent allemand, vous pouvez aller voir la vidéo officielle et en lire plus ici (personnellement, je n’y comprends rien donc si quelqu’un veut se dévouer pour m’organiser une traduction, je suis preneuse) : http://www.yacht.de/yacht_tv/reportage/von-null-auf-hunderttausend/a111291.html

 

 

 

Clarisse Crémer et Armand de Jacquelot - Pogo 3 TBS

Premier PODIUM pour Pile Poil – Le récit

« On finit 2ème ! YOUPI ! »

Pour la dernière course de la saison, j’étais accompagnée de Armand de Jacquelot, 5ème de la Mini Transat 2015 et ingénieur chez Gitana Team, un allié de taille qui n’y est pas pour rien dans ce beau résultat de fin de saison : nous finissons en effet 2ème ex-aequo avec le duo Erwan Le Draoulec et Tanguy Leglatin (Emile Henry – 895) et juste derrière Guillaume Combescure et Antoine Gautier (Mini Oiri – 905). Pour la petite anecdote, Tanguy Leglatin n’est rien d’autre que… mon coach ! Alors finir ex-aequo avec lui, c’est plutôt réjouissant 😉 (Bon entre nous, le 895 était leader quasiment jusqu’à la fin, mais comme on dit en régate : « ce n’est qu’à la fin de la foire qu’on compte les bouses ! » ) 

 
Un départ… un peu raté !
Pas hyper concentrés au début, nous n’avons pas fait une très jolie démonstration au moment du départ. Lors de la remise des prix, le partenaire de la course, Inorope.com (également partenaire du projet) a eu la gentillesse de nous remettre le prix du « départ le plus moche » : un sablier ! Mieux vaut en rire ! La preuve en vidéo ici.
Heureusement pour nous, on a vite rattrapé le coup en se donnant à fond juste après ce qui nous a permis de ne pas se faire décrocher par le paquet de tête.

Un très joli parcours 
Les Putains, Spineg, Cap Caval, La Plate du Raz de Sein, Basse du Lys, L’occidentale de Sein, Rouge des Glénans, Les Moutons, Les Pourceaux, Le Cochon… les marques de parcours rivalisaient de poésie ! Des bords assez courts, avec pas mal de changement de voile :  le top du top pour régater. Mention particulière pour le passage du Raz de Sein qui ressemblait à un joli champs de bosses. Le bateau tapait à chaque vague, se faisant emmener à toute allure par le courant et nous n’avions d’autre solution que de serrer les dents et d’attendre que ça passe ! Heureusement, Pile Poil a tenu bon, et il en verra d’autres !

Dans un mouchoir de poche
A quelques milles de l’arrivée, au beau milieu de la nuit, entre les cailloux, dans le noir complet sans lune et sans étoiles, nous étions malgré tout éclairés… par les feux de mats de nos concurrents ! Nous étions 4 en quelques dizaines de mètres, joliment alignés sous grand spi… un tableau génial. A peu de choses près, on pouvait lire les instruments du bateau le plus proche ce nous. Ou en tout cas, on était tout de suite au courant lorsque l’un d’entre eux se grillait une clope… 😀

De 3ème… à 2ème !
Nous n’avons pas coupé la ligne en 2ème position mais bien en 3ème position (ex-aequo toujours…) car devant nous il y avait encore un autre duo : celui formé par Tom Dolan et François Jambou (910). Malheureusement pour eux, une petite erreur de parcours (ils ont shunté une marque juste à l’entrée du chenal de Concarneau, quelques centaines de mètres avant l’arrivée) leur a valu 10 minutes de pénalité !

Demandez le programme !
Après cette super régate (merci à Inorope pour le soutien de cette belle initiative concarnoise !) la saison se clôture… ou presque. Reste la Chrono 6.50, une course un peu différente car on rentre à terre le soir. Le concept : faire le tour de Groix au départ de Lorient le plus vite possible en 4 tentatives minimum sur 3 jours. Cette fois-ci, pas de nuit blanche mais une course toute en convivialité.
Ensuite, viendra le temps des entrainements, du chantier sur le bateau (Pile Poil a besoin d’être fiabilisé pour traverser l’Atlantique) puis à nouveau des entrainements et enfin viendra la nouvelle saison de régates avant le grand rendez-vous de la Mini Transat 2017… le compte à rebours est lancé !

 

Clarisse Crémer - Mini Fastnet

C’est reparti pour un tour ! Et ça rigole pas…

Une destination mythique… et intimidante ! 

Dimanche, je prendrai le départ du Mini Fastnet ! Une course en double de 600 milles, au départ de Douarnenez (Finistère), avec un aller-retour vers le rocher du Fastnet, au sud des côtes irlandaises. (glaglagla)
Pour cette aventure mythique, je serai accompagnée de Clément Bouyssou.
Avec sa triple participation à la Mini Transat, il aura surement énormément de bons conseils à me donner !

Clément et son sourire de champion !

Clément Bouyssou

Le parcours : un aller-retour aux multiples embûches ! 
Partir de Douarnenez  : une baie très compliquée en raison du courant et des effets de site ! La sortie de baie sera un élément déterminant !
Traverser la Manche : à nous les beaux cargos ! Ne surtout pas se payer un de ces monstrueux engins qui n’ont aucune intention de s’écarter pour nous laisser passer. (On les comprend en même temps, ils sont au boulot eux 😉 )
Frôler les côtes anglaises : une petite marque de parcours du côté de la Cornouaille, afin de s’assurer que nous restons bien aux aguets à tout moment 🙂
Contourner le rocher du Fastnet au sud de l’Irlande : un phare qui semble tout droit sorti d’un film d’épouvante (cf la photo ci-dessus)
Rentrer à Douarnenez : avec à nouveau une belle traversée de la Manche dans les embouteillages de cargos 🙂

Le parcours du Fastnet !

Parcours du Mini Fastnet

Les objectifs ? Se qualifier ET faire une belle place ! 
Quand Clément fait du mini, ce n’est pas pour acheter du terrain ! Alors forcément, moi je vais essayer de suivre le rythme… Mais ça ne sera pas chose aisée car il y aura beaucoup de prétendants aux belles places sur cette course. Beaucoup d’anciens, beaucoup de champions… bref, il va y avoir du sport !
Et n’oublions pas que si je termine cette course j’aurai ENFIN ma qualification en course pour la Mini Transat, l’objectif est donc AUSSI (surtout?) de terminer la course, pour souffler un peu !

Un programme chargé :
Comme avant chaque course, il y a un peu de boulot :

  1. Contrôle de sécurité (i.e : vider l’intégralité du contenu de son bateau pour cocher des cases !)
  2. Préparation de la nav’ (i.e : plastifier des tonnes de cartes de cailloux pour toujours savoir si on va vers un truc dangereux ou pas)
  3. Préparation de la météo (i.e : faire un skype avec le coach et boire ses bonnes paroles !)
  4. Bricoler un peu : eh oui, Pile-Poil est une belle bête qui demande qu’on s’occupe d’elle 🙂

Avec un peu de chance (et surtout de l’huile de coude), Clément et moi seront prêts pour le prologue en baie de Douarnenez samedi après-midi, et le grand départ Dimanche 19 juin !

Suivre la course

Clarisse Crémer - TBS - Pogo 3 - Christophe Breschi

Entre hallucinations et bonheur intense, récit d’une 2ème course en solo

5jours, 4 nuits… seule au monde !
Encore une magnifique expérience qu’il m’aura été donné de vivre. Cette Mini en Mai 2016, avec ses 500 milles au solo au départ de la Trinité-sur-Mer, résonnera à tout jamais comme ma première « longue » expérience en solitaire. Couronnée d’un certain succès sportif puisque je termine à la 7ème place, après m’être bien battue et m’être montrée « coriace » pour reprendre les mots d’un concurrent que j’ai fini par réussir à laisser derrière. Hihi.

Un joli départ plus serein
L’expérience fait vite la différence. Les jambes flageolantes qui me paralysaient presque au départ de ma 1ère course en solo avaient (presque) disparues ! A moi la rage au ventre. J’ai malgré tout pris un départ assez prudent, ne voulant pas casser Pile-Poil. Mais sur le parcours côtier qui a suivi, j’ai tout donné ! Au point de le terminer en 2nde position. Je dois avouer être plutôt contente de moi, même si cela m’a un peu cramée pour les heures qui ont suivi. J’aurai au moins été 2ème au passage d’une bouée 🙂 Eheh

Clarisse Crémer - TBS - Pogo 3 - Christophe Breschi

Passage du rocher de la Vieille dans la baie de Quiberon, sympa le spi rose non ? – Photo Christophe Breschi 

Le spleen de la 1ère nuit
En début de soirée, j’ai tout à coup réalisé que j’allais être seule sur mon petit bateau pendant près de 5 jours. Ca m’a fait tout drôle ! Une sensation que je n’avais pas expérimentée depuis un départ en classe de neige en CM2 a ressurgi : la grande joie de partir vivre une belle aventure mêlée à l’inquiétude de l’inconnu. A chaque âge ses découvertes ^^

Un début bien agité
Cette 1ère nuit fut sans nul doute la plus agitée de toute la course : avec mon 1er casier dans les safrans (vaillamment découpé en moins de 2minutes), quelques vracs aux abords des Glénans lorsque le vent a forci et que j’étais encore sous grand spi, un joli bord sous gennaker jusqu’au Raz de Sein avec de belles pointes de vitesse, avant d’être cueillie comme une fleur à ce fameux Raz de Sein. Pour reprendre les mots de tous mes gentils concurrents « on a joué à saute mouton » ! La mer était tellement agitée que j’étais obligée de mettre le pilote automatique pour m’accrocher au bateau des deux mains. Le tout à 4heures du matin, c’est-à-dire fraiche et dispo.
La fin de nuit fut vraiment chaotique : j’ai fait n’importe quoi en envoyant la mauvaise voile et en allant au mauvais endroit entre Bas du Lys et la Chaussée de Sein. Heureusement que j’ai pu me reprendre par la suite car j’ai vraiment honte de ce tronçon !

Quand Eole est remplacé par la pétole :
La pétole, c’est ce gentil nom que l’on donne à ces moments sans vent ou presque… après une 1ère nuit blanche, s’en est suivie presque une 2ème tellement il était difficile de faire avancer le bateau. Et la 3ème journée ça ne s’est pas arrangé. Dur pour les nerfs ! On glisse, on marche tout doucement sur le bateau, on parle à voix basse, pour ne pas déranger l’avancée timide du bateau alors qu’on n’a qu’une envie : hurler son désarroi !

Pétole et sac de noeud

Un bateau pas très bien rangé, et qui n’avance pas, faute de vent ! Grrrrr…

Cerveau quand tu nous lâches, mes 1ères hallucinations
En mer, non seulement on se dépense beaucoup, mais en plus on ne dort pas énormément. On enchaine les siestes de 20minutes dès qu’on le peut, mais parfois on n’a pas trop l’occasion. C’est la bonne marche du bateau qui prime ! Ainsi, lors de cette course j’ai eu mes 1ères hallucinations liées à la fatigue. J’ai cru pendant un bon moment que quelqu’un était tombé à l’eau et m’appelait à l’aide… après avoir cherché frénétiquement à l’aide de ma lampe frontale tout autour de moi, j’ai finalement compris que c’était un bruit que faisait l’un des câbles du gréement du bateau. Un minuscule bruit aigu. Rassurant en fin de compte 🙂 Le soucis c’est que j’avais beau savoir ça, je n’ai pas arrêté de réentendre ce bruit et de jeter un regard paniqué autour de moi pour voir qui était tombé à l’eau…

Requin flippant et crabes flottants
Cette zone sans vent au large des côtes française aura été l’occasion de curieuses découvertes. La 1ère fut de petits crabes flottants qui nageaient en surface ! Il devait y avoir plusieurs centaines de mètres de fond à cet endroit là, que pouvaient-ils bien faire ? Mystère…
La seconde fut digne d’un tableau de naufrage : en m’approchant (curieuse) d’un gros morceau de bois flottant, je remarque que quelque chose bouge autour. Il s’agissait d’un joli aileron de requin ! Mon cerveau un peu fatigué a vite transformé la scène en une macabre découverte de cadavre forestier encerclé par les prédateurs… 😉

 

Clarisse Crémer - Lyophilisé & Co - Lyophilise.fr

Porridge à la framboise, un bon carburant pour commencer la journée, merci Lyophilisé & co !

Un sacré manque de zénitude
Après avoir bien géré les zones de transition, je me suis retrouvée dans le TOP5. Youhou !! Mais ma joie fut vite gâchée par une gestion très peu efficace d’un problème pourtant peu grave : un énorme amas d’algue autour de ma quille. A l’approche de l’île de Ré j’ai perdu 4 places en mettant d’une part beaucoup trop longtemps à me rendre compte de la raison pour laquelle j’étais si lente, et en perdant beaucoup trop mon sang froid lorsqu’il s’est agi de me débarrasser de mon algoculture. Après 3 tours sur moi-même, et des tentatives infructueuses avec une corde à noeud, j’ai fini par m’en débarrasser, mais ma rage était telle qu’il m’a fallu un bout de temps pour m’en remettre.

Le Redbull : c’est dégoutant mais efficace
Après l’épisode de l’algue pot-de-colle, il m’a fallu gérer la dernière nuit en mer et tenter de revenir sur le dernier concurrent qui était encore à ma portée : Henri Patou, skipper du 890. Je me suis battue jusqu’au dernier instant pour grapiller chaque mètre ! Dans cette entreprise, j’ai carburé au RedBull, un breuvage dégueulasse mais diablement efficace pour aller chercher les derniers grammes d’énergie que l’on a au fond de soi.

Clarisse Crémer - Pogo 3 - La Trinité sur Mer

Waouh la jolie lumière pour mon arrivée à la Trinité !
(voiles très mal réglées, le vent venait de prendre 10 noeuds d’un coup !)

Bilan ? Une aventure extra !!
Quel bonheur d’être sur mon petit bateau de 6m50, à se creuser la tête pour comprendre comment je peux aller plus vite, à profiter de lumières magnifiques, de ciels étoilés comme on n’en voit nul part ailleurs (enfin je n’ai pas été partout mais là c’était vraiment très beau 😉 )… j’ai même eu une petite pensée égoïste pour les automobilistes bloqués aux stations essences. Ces 5 jours ont été très éprouvant physiquement, mais tellement enrichissant psychologiquement. J’ai bien hâte de remettre ça !

Le podium de la Mini en Mai
1) Tom Dolan – 910
2) Pierre Chedeville – 887
3) Charly Fernbach – 869

Qu’est-ce qu’un Mini 6.50 ?

La Mini Transat ne s’appelle pas Mini parce qu’elle serait une transatlantique version réduite  mais parce qu’elle se court sur des « Minis 6.50 »  de minuscules bateaux de 6 mètres 50 !

Ces bateaux, bien que petits, sont parfaits pour traverser l’Atlantique : ils sont rapides et fiables ! Bien entendu, il y aurait beaucoup plus de confort (et de sécurité) à bord d’un plus gros bateau, mais le concept de la course est d’être accessible au plus grand nombre et que le budget soit un frein pour le moins de personnes possible. Par ailleurs, nombre de marins s’entendent pour dire que plus le bateau est petit, moins on a d’ennuis !

2 catégories de bateaux, pour 2 états d’esprit différents :

– Les bateaux prototypes, véritables laboratoires pour les architectes navales !

A l’origine, les Minis 6.50 étaient presque tous différents. Chacun courrait la Mini Transat avec son prototype, construit par lui-même ou racheté à un autre. Aujourd’hui, les prototypes représentent une catégorie de bateaux bien particulière : ce sont des bateaux à la pointe de la technologie, qui pour la plupart n’existent qu’en un seul exemplaire et qui font face à une jauge (un ensemble de règles) très libre à condition de faire 6 mètres 50 de long ! C’est donc le jouet idéal pour tester de nouvelles idées, et nombreux sont les architectes à garder un oeil sur ce qui se fait en Mini 6.50 pour voir les dernières innovations en cours. Aujourd’hui, un prototype performant est toujours en carbone,  avec des dérives, des ballasts et même parfois des foils !

– Les bateaux de série, pour que le marin fasse encore plus la différence !
Mais depuis quelques années, il existe une autre catégorie de bateaux : les bateaux de série ! Ce sont des bateaux qui répondent à une jauge plus stricte, et qui existent en plusieurs exemplaires (au minimum 10). Un bateau de série ne peut pas être en carbone, ne peut pas avoir de mât en carbone, ne peut pas avoir de dérives, ni de ballasts etc.
L’idée est la suivante : limiter au plus possible les différences entre bateaux de série, pour que ce soit le marin qui fasse la différence !
Aujourd’hui, il existe plusieurs sortes de bateaux de séries sur le circuit Mini 6.50 : les Argo, les Ofcet, les Pogo 2, les Pogo 3, les Dingo etc… ils ont tous en commun d’exister au minimum en 10 exemplaires et de répondre à la jauge des bateaux de série. Mais certains sont des plans plus récents et donc un peu plus performants… forcément ! Néanmoins, les différentiels de vitesse n’ont rien à voir avec ceux observés en catégorie prototype.

Pourquoi la Mini Transat ?

Fan de sport

En 2010, je me suis cassé la cheville sur un terrain de rugby. Quelques vis, 2 mois de plâtre, et 3 mois de rééducation plus tard, j’avais fait un constat : impossible pour moi de ne pas vivre d’aventures sportives ! Tant que ma santé me le permettra, je me lancerai de nouveaux défis ! Que ce soit de la course à pied, du rugby, de la planche à voile, de la randonnée, ou de la voile j’ai plutôt la bougeotte, j’aime la découverte de nouveaux sports, et j’aime la compétition ! Ce n’est donc pas sans raison que je suis attirée par le défi sportif que représente la Mini Transat.

La Mini Transat : comme un virus ! 

Cela fait à peine 10 ans que j’ai découvert la régate, et ce n’est qu’une fois en école que j’ai pu m’y exercer un peu plus régulièrement. Mais le virus de la Mini Transat, je l’ai attrapé par le biais (la faute ?) d’un autre passionné : Tanguy Le Turquais ! Je l’ai en effet accompagné sur son projet de Mini Transat 2013 et me suis vite sentie très attirée par le monde de la Classe Mini et plus particulièrement par cette aventure de la Mini Transat. Après avoir suivi les courses de la Classe Mini pendant 4 ans, j’ai moi aussi très envie d’aller en découdre sur l’eau ! La chance que j’ai, c’est qu’après avoir aidé Tanguy sur la partie communication de son projet, j’aurai son appui pour la partie technique, n’est-ce-pas Tanguy ?!

Vivre ses rêves

J’ai toujours trouvé que les dictons du type  » il faut vivre ses rêves « ,  » se trouver soi-même » etc étaient un peu cucu la praline… je suis plutôt du style terre à terre et c’est surtout les objectifs concrets qui me parlent. Mais c’était sans compter sur une période de passage à vide en début d’année 2015… période pendant laquelle j’ai remis beaucoup de choses en question ! C’est comme ça que j’ai déménagé en Bretagne, et c’est aussi comme ça que j’ai décidé de me lancer sur mon projet de Mini Transat. Car après avoir gardé en moi cette douce idée de traverser l’Atlantique en solitaire, comme un rêve totalement irréalisable, j’ai décidé de me secouer un peu, et d’accueillir ce brin de folie avec joie !

clarisse cremer